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Québec solidaire en marche contre le projet de la rue Notre-Dame

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 12 avril 2008 à 9:00
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Québec solidaire en marche contre le projet de la rue Notre-Dame
Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire, a rencontré des résidants du quartier samedi dernier, aux abords de la station de métro Papineau. (Photo:Jacques Pharand)
Québec solidaire en marche contre le projet de la rue Notre-Dame
Après le mont Orford et le port méthanier à Rabaska, Québec solidaire appelle à se mobiliser contre le projet de la rue Notre-Dame et invite la population à se joindre à la grande manifestation qui partira dimanche après-midi du métro Papineau
Samedi dernier, Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire, a tenu une séance éclair de signatures près de la station de métro Papineau contre le projet de transformer la rue Notre-Dame en boulevard à huit voies.

Entouré de membres du parti et de militants du quartier, il a tenté de sensibiliser les résidents du quartier aux impacts de ce projet qui passera à leurs portes, puisqu'il traversera une partie de Centre-Sud, dans le prolongement de l'autoroute Ville-Marie.

«Le projet du ministère ne tient pas compte de la qualité de vie des gens qui habitent ici. Il ne tient pas compte non plus de la qualité de notre environnement», estime M. Khadir. Il appuie la proposition alternative défendue par la Coalition pour humaniser la rue Notre-Dame, qui comprend des espaces verts, des pistes cyclables et du transport en commun.

La coalition, composée de citoyens, du parti municipal Projet Montréal et des membres du Parti Vert, organise une grande manifestation d'opposition au projet. «Nous avons été très présents pour le port méthanier à Rabaska ou la vente du mont Orford. Dimanche prochain nous serons à nouveau dans la rue pour proposer un projet à dimension humaine pour la rue Notre-Dame», a indiqué Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Le «Grand Tintamarre pour un vrai boulevard» partira du métro Papineau, à 13h30, et se rendra au Marché Maisonneuve en passant par la rue Sainte-Catherine Est. Les participants seront invités à faire le plus de bruit possible avec tout ce qui leur tombera sous la main.

«Les gens pourront se joindre au défilé à l’un ou l’autre des parcs qui se trouvent le long du parcours : parc Jos-Monferrant, parc Dézéry et parc Morgan. Sur la place du Marché Maisonneuve, des artistes s’exécuteront en chanson et en poésie», signale Monique Désy-Proulx, membre de la coalition.

Le regroupement s’oppose au projet d’autoroute sur la rue Notre-Dame et revendique plutôt la construction d’une ligne de transport collectif de haut niveau le long de l’axe est-ouest. Il réclame « un vrai boulevard», «une artère à échelle humaine qui communique avec la trame urbaine». Le projet de la coalition vise «revitaliser les quartiers riverains, créer un lien entre la ville et le fleuve, de rendre Montréal plus verte et en santé».

(Photo:Jacques Pharand)

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Et si c'était ma poussette qui avait été happée par un policier?

Marilaine Bolduc-Jacob
Article mis en ligne le 13 avril 2008
Hormis durant mes folles années cégépiennes, je ne suis pas une habituée des manifestations. Mais comme le projet de la rue Notre-Dame me touche de près, je me suis jointe, à l'invitation d'une amie, aux quelques centaines de manifestants qui ont emprunté les rues d'Hochelaga-Maisonneuve dimanche après-midi. Ma poussette roulait aux côtés de cyclistes, d'enfants et de percussionnistes, dans un joyeux tintamarre. Des policiers devaient assurer la sécurité du groupe, ce qui me rassurait. Quelle ne fut pas ma surprise de voir le jeune homme à mes côtés s'effondrer, son vélo ayant été happé par un véhicule de patrouille roulant derrière lui. Pire, le policier a immobilisé sa fourgonnette directement sur le pied du cycliste, qui n'arrivait pas à se dégager. Pendant de longues secondes, nous étions plusieurs à faire clairement signe à l'agent de la paix de reculer, sans succès immédiat. Il s'est finalement exécuté, puis est sorti de son véhicule, invectivé par la foule. Heureusement, le manifestant n'a pas été blessé: il portait des chaussures à cap d'acier. Il a poursuivi paisiblement son chemin et a invité quelques voisins outrés à l'imiter. Mais les esprits s'étaient échauffés et des remarques pour le moins désobligeantes ont été lancées de part et d'autre, notamment par des policiers qui s'exprimaient à travers leur microphone. Tout ce brouhaha parce que les forces de l'ordre tenaient à conserver une voie ouverte à la circulation sur la rue Sainte-Catherine... Certes, les agents ont bien effectué leur travail en bloquant l'accès aux automobilistes arrivant par les rues perpendiculaires, mais le Service de police de la Ville de Montréal m'a passablement déçue. Lors de cette manifestation pacifique, la plus grande menace à ma sécurité semblait être les policiers qui m'entouraient.

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