Jill Thomson a accroché une affiche sur un poteau en face de chez elle pour retrouver son chien.
(Photo: Éric Carrière)
Bullock a disparu
Depuis trois ans, le petit chien de fer montait la garde fièrement devant le 4704, Des Érables. Devenu la mascotte du quartier, Bullock a disparu dans la nuit du 7 mai dernier. Un avis de recherche est lancé.
Les enfants de la garderie voisine ne pourront plus lui flatter les oreilles. Depuis une semaine, Bullock manque à l'appel. Ses propriétaires, Jill Thomson et son conjoint Don Franklin, sont inconsolables.
Les deux résidants avaient créé la sculpture métallique il y a trois ans. Tous deux travaillent dans le domaine artistique, Jill enseigne en scénographie à l'École nationale de théâtre; Don a été directeur technique au Théâtre des Deux-Mondes.
Au fil des ans, le toutou de fer était devenu la mascotte du quartier. Les enfants de la garderie à côté avaient pris l'habitude de lui faire des petits cadeaux. «Un jour, on le retrouvait avec un collier coloré autour du cou, une autre fois, c'était une petite pomme de plastique déposée à ses pieds pour qu'il n'ait pas faim», raconte Jill Thomson.
La sculpture mesurait environ 2,6 pi et pesait un poids assez conséquent. De plus, ses propriétaires avaient pris soin de l'attacher avec une chaîne autour du cou et de visser ses deux pattes avant dans le trottoir. Le voleur avait donc bien préparé son coup et s'était muni des outils nécessaires pour déplacer l'animal.
Une plainte a été déposée à la police. On n'écarte aucune piste. Le vol pour récupérer le métal et le revendre au poids est un des mobiles envisagés. Le chien était fait de différentes pièces métalliques recyclées: Les pattes arrière avec des formes de chaussures récupérées chez un cordonnier, le sommet de la tête avec un morceau de marteau.
Le petit chien de fer a même eu son quart d'heure de célébrité. Il faisait partie des clichés présentés récemment par le photographe Pierre Blache à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal dans le cadre d'une exposition consacrée aux jardins du quartier.
«Ce sont de petits détails comme ce chien qui font la vie du Plateau, souligne Jill Thomson. Tout le monde ici est très triste. Nous espérons que quelqu'un fera un signe.»
(Photo: Éric Carrière)