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Condos sur pilotis: Les citoyens veulent être consultés

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 10 avril 2008 à 14:33
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Condos sur pilotis: Les citoyens veulent être consultés
Les citoyens opposés au projet de condos sur pilotis se demandent pourquoi on ne trouve pas de solution pour régler la situation des terrains de stationnement de la rue Généreux.
Comme aux grandes heures de la mobilisation contre le projet, en 2002, les citoyens s'étaient déplacés nombreux à la séance du conseil d'arrondissement du 7 avril pour manifester leur désaccord. À tel point que la mairesse Fotopulos a dû plusieurs fois demander à l'assistance de respecter le décorum.

Laurent Imbault, pilier de la contestation citoyenne dans le dossier des condos sur pilotis s'est attaché à balayer l'argument selon lequel régler le problème avec le promoteur en rachetant les terrains coûterait trop cher. «Le maire Tremblay a sorti 10 M$ pour investir dans son projet du Quartier des spectacles, l'administration aurait pu investir 1 ou 2 MS dans ce dossier», a-t-il déclaré.

Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, en a rajouté une couche. «Si on avait pris au sérieux dès le départ la question des droits aériens, on aurait pu arrêter tout cela dès 2002 pour moins de 2 M$. À la place, on a préféré penser que le promoteur n'arriverait pas à franchir la course à obstacles. On a laissé pourrir la situation», a estimé le conseiller.

André-Bernard Guévin, un résidant qui était des premières luttes, a résumé l'impression de plus d'un citoyen dans ce dossier, celle de, quelque part, s'être fait flouer. «On vient de livrer l'équivalent de trois pâtés de maison pour 1,5 M$ à un promoteur, autant dire une bouchée de pain sur le Plateau.» Après avoir brossé un survol de l'historique du dossier, il a reproché à l'administration centrale de ne pas avoir pris ses responsabilités. «La Ville a pitché le problème dans l'arrondissement. Pourquoi est-ce que ce serait à l'arrondissement d'en supporter les conséquences ?», a-t-il questionné.

La mairesse Helen Fotopulos s'est retranchée derrière l'entente ratifiée par deux administrations successives, celle du maire Bourque puis celle du maire Tremblay. «Rompre l'entente signée par l'administration Bourque coûterait des frais substantiels, beaucoup plus qu'un ou deux millions de dollars», a-t-elle précisé. Combien exactement ? Richard Bergeron a avancé le chiffre de 10 M$.

La mairesse a rappelé que tout espoir n'était pas perdu. Le chantier sera arrêté pendant les deux prochains mois afin de travailler sur un projet de construction plus traditionnelle, sans pilotis. Les poursuites du promoteur seront suspendues durant ce lapse de temps. La validité des permis délivrés par l'arrondissement sera quant à elle prolongée jusqu'en septembre.

Cette proposition ne satisfait pas toutefois M. Imbault, qui réclame un projet concerté avec la population. «Il faut convaincre la ville centre qu'il ne peut pas y avoir de développement sur ces terrains sans consultations publiques afin de répondre aux véritables besoins de la population du quartier : un parc, du logement social ou des stationnements pour les commerçants», a-t-il insisté.

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