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Montréal vue par Marie-Louise Gay et David Homel

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 27 juin 2008 à 19:09
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Montréal vue par Marie-Louise Gay et David Homel
Montréal vue par Marie-Louise Gay et David Homel
:«Toutes les aventures sont vraies, mais nous sommes des écrivains alors on peut se permettre de prendre une aventure ordinaire et de la rendre extraordinaire», admet Marie-Louise Gay, illustratrice et coauteure avec son mari, David Homel, du roman jeunesse Saucisson d’âne et bave d’escargot.
La ressemblance est frappante. Le père auteur, la mère auteure-illustratrice et leurs deux garçons, qui quittent Montréal pour un petit village français. Même le chat existe en chair (surtout) et en os. Pour M. Homel, Saucisson d’âne et bave d’escargot est un voyage dans l’enfance des écrivains, mais aussi celle de leurs garçons avec qui ils ont beaucoup voyagé.

Saucisson d’âne et bave d’escargot se permet d’aborder des sujets plus complexes au point de vue culturel comme la religion ou les difficultés qu’éprouvent les immigrants à se trouver un emploi en France. «On ne souligne pas ça, mais on le met dans l’histoire comme un fait de la vie. Il ne faut pas que ça devienne le sujet du livre. On ne fait pas un livre sur les enfants de différentes races qui s’entendent bien», s’exclame Mme Gay. «Oui, on aborde l’apprentissage de la différence, mais on n’a pas d’intention moralisatrice», ajoute M. Homel.

Même si Mme Gay écrit des livres pour enfants depuis 30 ans, alors que M. Homel est avant tout un auteur pour adultes, ils sont d’accord sur le fait qu’ils écrivent d’abord ce qui les intéresse. «Je ne m’assois pas en disant que je vais écrire un livre pour enfant. Je m’adresse à ce monde parce que je m’y sens bien. J’aime la façon dont les enfants parlent, regardent les choses», confie Mme Gay.

Mme Gay explique que le sujet leur appartenait tellement, parce qu’ils ont vécu toutes ces expériences ensemble, que cette écriture à quatre mains ne pouvait qu’enrichir le livre. Les illustrations sont venues après, celle de la couverture faite à l’encre de Chine et celles de l’intérieur à l’aquarelle. « Pas d’ordinateur!»

L’idée d’un prochain livre pour enfants dans le même genre n’est pas écartée, mais aucun projet n’est sur la table. Mme Gay planche sur des illustrations pour l’auteur américain James Howe et prépare le prochain album de sa série Stella. M. Homel, quant à lui, met la touche finale à son dernier roman pour adulte et travaille sur un projet de film documentaire.

Pour manger: le stand de la famille Jimenez au Marché Jean-Talon

Pour flâner: le Parc Jeanne-Mance (angle des rues Mont-Royal et du Parc)

Pour lire: idem

Pour sortir: la Casa del Popolo (4873 boul. St-Laurent), le Divan Orange (4234 boul. St-Laurent, la Sala Rossa (4848 boul. St-Laurent)

À découvrir: les bancs de parc sur la rue St-Viateur vers de l’Esplanade: plus sympas que les célèbres cafés à côté.

À fuir: le Marché Central, sur l'Acadie.
Éric Carrière)

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