Michel Depatie, directeur de la Société de développement de l'Avenue du Mont-Royal, Saskia Zurita, modèle pour le nouveau sac de l'Avenue, Patricia-Ann Sarrazin-Sullivan, présidente de la Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal, et Joan Matteu, Président de la fondation Barcelona Comerç, lors du lancement de la troisième saison de Becik vert, le 4 juin dernier.
(Photo: Federico Ciminari)
Le Plateau rencontre Barcelone
Le Plateau-Mont-Royal et Barcelone ont plusieurs points communs. Les acteurs du développement commercial des deux entités se sont rencontrés et ont posé les premiers jalons de futures collaborations à l'occasion de la visite d'une délégation catalane à Montréal.
«Montréal et Barcelone ont deux visions parallèles. On connaît les mêmes problèmes et on cherche la même sorte de solutions», estime le président de la fondation Barcelona Comerç, Joan Matteu. Une quinzaine de membres de la délégation ont participé au premier colloque sur le commerce de proximité qui se tenait fin mai à Montréal.
De premiers liens se sont tissés lors d'une visite du directeur de la SDC, Michel Depatie, à Barcelone, avec une délégation de Montréal. L'idée consiste maintenant à développer une relation à long terme autour d'objectifs communs.
«Il y a beaucoup de similarités entre nous, le même intérêt pour la qualité de vie, et l'envie de prendre le temps de vivre», de souligner M. Depatie.
Les Barcelonais ont développé une importante expertise en matière de promotion du commerce de proximité, qui pourrait être importée ici. De l'autre côté, la formule des Sociétés de développement commercial (SDC) québécoises intéresse au plus haut point les Catalans, qui souhaitent s'en inspirer pour créer des aires de promotion économique urbaine, APEU, un acronyme qui signifie aussi «à pied» en catalan.
Pour favoriser les marchands locaux, la Catalogne est un des seuls états au monde, avec l'Utah, à s'être doté d'une loi pour interdire les centres commerciaux. Pourrait-on copier le modèle ? «On n'en est pas là, affirme M. Depatie. Une telle règlementation serait difficilement envisageable chez nous.»
(Photo: Federico Ciminari)