Le Centre d’écologie urbaine s’inquiète du manque de fonds pour sécuriser les abords des écoles.
(Photo: Jacques Pharand)
Budget : Des fleurs et des pots
Le réinvestissement dans le transport en commun réjouit l’ensemble de la communauté. Par contre, les groupes de pression critiquent certaines décisions budgétaires, comme l’augmentation de la taxe foncière, l’absence d’un péage urbain et l’insuffisance des fonds pour la réalisation des Quartiers verts.
La hausse de 227 M$ du budget, soit 5,6 % par rapport à 2009, laisse perplexe la communauté des affaires montréalaise, qui estime que la Ville « devrait s'inspirer des efforts déployés par les entreprises pour améliorer leur productivité ».
« Le budget de la Ville devrait insister davantage sur un contrôle serré de ses dépenses de fonctionnement et l'amélioration de la productivité des services municipaux », a déclaré le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.
« En ciblant les entreprises et en leur imposant une augmentation substantielle de la taxe foncière, à laquelle s'ajoute une nouvelle taxe sur le stationnement au centre-ville, la Ville fragilise les entreprises à une étape où plusieurs d'entre elles luttent pour leur survie », a-t-il ajouté.
Il rappelle que 35 300 emplois ont disparu sur l'île de Montréal en 2009, alors qu'il s'en est créé 33 400 dans le reste de la région métropolitaine.
Le monde des affaires salue toutefois la poursuite du déploiement du Quartier des spectacles et l'aménagement de l'éventuelle navette ferroviaire entre le centre-ville et l'aéroport Montréal-Trudeau.
Du côté des environnementalistes, Équiterre souligne la hausse des niveaux d'investissements consacrés aux transports collectifs et actifs. « La Ville envoie un message très clair : Montréal doit se redévelopper autour du transport collectif, comme plusieurs grandes villes américaines telles que Portland, Denver, Salt Lake City et Houston ont déjà commencé à le faire », estime l’organisme dans un communiqué.
Équiterre se réjouit également de l'implantation d'une nouvelle taxe sur le stationnement, mais se dit déçu par la lenteur de la Ville à mettre en place un péage urbain qui pourrait générer des centaines de millions de dollars supplémentaires annuellement, tout en réduisant considérablement la congestion routière à l'heure de pointe.
La Coalition Poids et le Centre d’écologie urbaine de Montréal, qui mène de concert le projet des Quartiers verts, rappellent que les municipalités ont un rôle important à jouer dans la mise en place d'environnements favorisant les déplacements actifs tels que la marche et le vélo.
« L'augmentation des investissements en transport collectif, le prolongement du réseau cyclable ainsi qu'une taxe sur le stationnement dans le centre-ville contribueront à réduire la place de l'automobile sur l'Île », considèrent les deux organismes d’une même voix.
Ils se montent inquiets, par contre, de l'absence des 3,5 M$ promis depuis 2008 pour sécuriser les abords des écoles. Même préoccupation en ce qui concerne l'insuffisance de budget dédié à la réalisation de quatre quartiers verts dans les arrondissements de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, de Ville-Marie, de Parc-Extension et de Mercier-Est, tel que promis pendant la campagne électorale.
andré dit leboulanger
Commentaire mis en ligne le 14 janvier 2010VIVEMENT LE RETOUR DES POSTES DE PÉAGE SUR LES PONTS.
Je n'ai jamais compris pourquoi un usager du transport en commun doit débourser plus de 120 dollars par mois pour aller travailler à Longueuil alors qu'un automobiliste ne paie rien pour traverser un pont.
Pourtant une autoroute ça coûte aussi cher qu'une ligne de métro.